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Lutter contre
les discriminations en renforçant le droit international
Partout dans le monde les personnes lesbiennes, gaies,
bisexuelles, transgenres et transsexuelles (LGBT), sont marginalisées au sein de
la société. La discrimination sociale dont elles sont victimes les rend
particulièrement vulnérables aux violations de leurs droits fondamentaux : droit
à l'intégrité physique et mentale, droit à la vie privée, droit à la liberté
d'expression, droit à la santé, etc.
Chaque jour, des femmes et des hommes sont emprisonnés, sont
victimes de mauvais traitements et des tortures ou sont exécutés du fait de
leurs pratiques, de leur orientation ou de leur identité sexuelle au de genre.
Ces violences sont souvent considérées comme légitimes voire légales dans les
sociétés où elles ont lieu. D'où l'importance du droit international pour la
protection et la défense des libertés fondamentales des minorités sexuelles et
de genre.
A ce niveau, quelques avancées récentes sont à noter :
-
la Commission des droits de l'homme de l'ONU considère à
présent la sexualité et la santé reproductive comme des éléments essentiels du
droit fondamental à la santé ;
-
cette Commission mentionne également l'orientation sexuelle
comme l'un des motifs courants des exécutions extrajudiciaires qu'elle
dénonce.
Mais il semble cependant nécessaire de continuer à agir pour
un renforcement par le droit international de la protection des minorités
sexuelles et de genre. C'est pourquoi Amnesty International demande aux Etats
:
-
d'abolir toutes leurs lois contraires aux conventions
internationales, notamment celles qui pénalisent les relations homosexuelles
entre adultes consentants et dans un cadre privé ;
-
de soutenir et de voter en faveur de la résolution présentée
en avril 2003 par le Brésil devant la Commission des droits de l'homme de
l'ONU et qui engage tous les Etats à promouvoir et protéger les droits de
l'homme de toutes les personnes quelle que soit leur orientation sexuelle ;
-
d'être particulièrement vigilant au respect du droit d'asile
et des droits des réfugiés, notamment celles et ceux persécutés du fait de
leur orientation sexuelle, réelle ou supposée, ou de leur identité de genre ;
-
d'abonder le fonds mondial de lutte contre le sida, la malaria
et la tuberculose et de promouvoir le droit à la santé partout dans le monde ;
-
de signer et de ratifier le protocole additionnel contre
toutes les formes de discriminations de la Convention européenne des droits de
l'homme.
Sources: Amnesty international
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Le PACS
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Le PACS n’est pas réservé aux
homosexuels, c’est un contrat qui permet plus largement à deux personnes
majeures (peu importe leur sexe) d’organiser leur vie commune, à condition
qu’elles ne soient pas de la même famille ni déjà mariées par ailleurs. Il
crée des droits et des obligations pour les deux personnes qui le contractent,
en particulier une aide mutuelle et matérielle.
-
Les différences entre le mariage et le PACS
restent significatives, en particulier du fait que les pacsés ne disposent
d'aucun droit concernant la filiation. Les enfants de l'un des pacsés ne
peuvent être adoptés par son conjoint, créant ainsi des situations tragiques
en cas de décès du seul parent légalement reconnu par la loi. Le PACS ne donne
pas de droit de séjour au conjoint étranger. De plus, dans nombre de pays
(Maroc, Tunisie, Cameroun...), les consulats français refusent de signer les
PACS. Quelques centaines de couples binationaux vivent ainsi séparés ou dans
la clandestinité en France.
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Concernant les effets politiques du PACS :
les uns y voient un facteur de blocage, permettant d’occulter la question
de l'ouverture du mariage aux couples de même sexe et de laisser penser à la
population que le PACS devait satisfaire la communauté homosexuelle, même si
ce n’est pas le cas. Les autres y voient une étape vers la banalisation du
mariage.
Sources: wikipedia
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Modernisation du mariage et
convergence possible avec le PACS
Le sujet revient à l'actualité en France dans les
débats préparant la prochaine élection présidentielle de 2007, de nombreux
candidats s'étant prononcés en faveur d'une clarification de la situation légale
et une meilleure reconnaissance des couples homosexuels. D'autre part, le PACS
est maintenant largement admis et a les faveurs de l'opinion publique, y compris
pour les couples hétérosexuels, où cette union civile est souvent perçue comme
moins contraignante que le mariage (cette position étant renforcée parmi les
couples dont au moins un des partenaires est divorcé).
Deux voies se dégagent alors : une simplification des
procédures de divorce (permettant de mieux protéger les familles) afin qu'elles
soient moins longues et moins coûteuses, et l'extension des droits liés au PACS,
les deux statuts étant amenés à se rapprocher de plus en plus en terme de droits
et d'obligations, comme en témoignent les jugements récents et la jurisprudence
concernant la séparation de couples pacsés, ou la reconnaissance de leurs droits
à égalité avec les couples mariés par la majorité des administrations et
organismes sociaux ou d'assurance. D'autres extensions sont encore souhaitables
pour la protection des droits du survivant (en termes de legs de biens et
d'imposition, ou de droit de garde des enfants ou reconnaissance d'autorité
parentale) en cas de décès d'un des conjoints pacsés.
La situation évolue pour faire mieux prendre en compte la
protection effective des familles indépendamment du statut des couples mariés ou
pacsés et de leur sexe, mais aussi pour faire accepter l'adoption par des
couples homosexuels pacsés puisque la loi reconnaît le droit aux célibataires à
l'adoption, droit retiré injustement en cas de déclaration de PACS homosexuel,
ce qui nuit à la déclaration de PACS des couples souhaitant adopter et qui
vivent alors une union "clandestine" non déclarée et protégée par un PACS
pourtant légalisé, ou à des situations aberrantes pour les couples de femmes
homosexuels souhaitant enfanter et contraintes à un abandon d'enfant pour
adoption par le concubain hors de toute union même par un PACS. La question le
plus délicate reste celle du droit de garde et d'autorité parentale en cas de
séparation de couples avec enfants, ou la reconnaissance des unions officielles
en France à l'étranger ou entre partenaires de nationalité différente, mais
cette question difficile n'est pas spécique au PACs ou au mariage homosexuel :
étant donné l'encombrement des tribunaux en matière de divorce, les conflits
juridiques actuels liés au divorce de couples hétérosexuels mariés (et notamment
en terme de droit de garde) doivent-ils s'étendre aux couples homosexuels qu'ils
soient pacsés ou mariés?
Aussi, c'est surtout en vertu de la protection des
familles homoparentales constituées que le statut du PACS (et sans doûte aussi
celui du mariage pour les couples hétérosexuels) doit évoluer, et nombre de
personnalités politiques aujourd'hui changent leur ancienne opposition au PACS
en soutien effectif, le PACS étant même perçu comme ayant de nombreux avantages
par rapport au mariage (c'est pourquoi certains jugent que le droit au mariage
n'est pas essentiel, la plupart des droits qui y sont attachés étant admis dans
le cadre d'un PACS amélioré). La question devient aujourd'hui importante à
l'approche des prochaines élections présidentielles alors que les candidats
commencent à se déclarer et cherchent des soutiens, de nombreuses fédérations
locales ou régionales s'étant prononcées pour une clarification du cadre
législatif, le PACS et le droit à l'homosexualité n'ayant plus réellement
d'opposition en France, les principaux problèmes étant plutôt liés à la lutte
contre l'homophobie, désormais reconnue comme illégale et disposant d'un cadre
législatif et d'une jurisprudence de plus en plus étoffée, et d'une haute
autorité nationale officielle de surveillance et de lutte permanente contre les
discriminations soutenue par le Parlement, le droit national ou européen, et les
récentes réformes constitutionnelles.
Au terme de ce processus de modernisation, il semble bien
que les deux statuts actuels convergeront vers une situation ou la distinction
ne sera plus nécessaire d'autant que le mariage connaît aussi différents statuts
en fonction de la présence ou non de contrat. Une grande avancée sera alors de
rendre possible aussi et faire reconnaître des contrats similaires dans les
couples pacsés (comme c'est déjà possible dans les domaines de la transmission
et la protection des biens de personnes physiques, mais encore trop pénalisé au
plan fiscal pour les familles homoparentales constituées et trop mal
reconnues).
Il faut noter aussi qu'en France, les PACS sont signés au
tribunal d'instance du département et non devant un officier d'état Civil des
mairies, et prennent souvent la forme de la cérémonie en tout point semblable au
mariage. Le succès indéniable du PACS est désormais devenu un problème, les
tribunaux d'instance étant déjà très encombrés et non formés à l'origine pour ce
type de démarche civile où sont conviés de nombreux témoins ou invités. Un
collectif de maires, soutenu aussi par les juges et l'administration judiciaire,
souhaite pouvoir suppléer aux tribunaux d'instance et pouvoir officialiser aussi
les PACS en mairie, même en absence de mariage, ce qui simplifierait les
procédures pour les candidats au PACS et soulagerait les tribunaux (notamment en
matière d'accueil du public et de sécurité) de cette tâche pouvant être réalisée
plus localement dans de meilleures conditions.
Sources: Wikipédia
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Polémique autour du code civil
Il y a encore peu, la justice n'avait statué que sur une
affaire concernant le refus d'un maire de célébrer un mariage entre personnes du
même sexe. La justice avait conclu à l'impossibilité de contraindre un maire à
célébrer ce type d'union. Mais une affaire récente a été l'occasion d'une
clarification.
Le Code civil ne fait pas référence au sexe des mariés.
Certains ont donc plaidé qu'il y avait là une ambiguïté suffisante pour
permettre un mariage sans condition de sexe.
Cet argument n'a pas porté. Le premier mariage civil
entre deux hommes célébré le 5 juin 2004 a été annulé le 27 juillet suivant par
décision de justice, en statuant sur la question du sexe des mariés (et non pas
seulement par référence à d'autres irrégularités) notamment en s'appuyant sur
d'autres parties du code civil comme le fait que le Code civil précise que lors
de la cérémonie du mariage, l’officier de l’état civil « recevra de chaque
partie, l'une après l'autre, la déclaration qu'elles veulent se prendre pour
mari et femme » [2]. Décision confirmée en appel le 19 avril 2005. Pourtant, en
ne statuant pas sur l'irrégularité de la procédure, (le fait que le maire de
Bègles a outrepassé son mandat de représentant de l'État en refusant de se
soumettre à une injonction fondée sur le droit existant, ce qui n'était pas
établi dans cette décision), mais en ne conservant que l'argument relatif au
sexe des époux, la décision de justice est contraire à l'esprit de la loi,
puisqu'elle introduit une discrimination fondée uniquement sur le sexe, que la
loi et les amendaments constitutionnels ne reconnaissent pas et désapprouvent.
Quelle que soit l'évolution de l'affaire, la France pourrait donc être condamnée
pour non respect du droit qu'elle s'est engagée à défendre, si la décision de
justice devait être maintenue en l'état.
Les « mariés » se sont donc pourvus en Cassation et se
déclarent prêts à aller jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme.
Toutefois, ils font l'objet d'une récente plainte pour escroquerie financière
concernant le règlement des frais relatifs à leur mariage, ceux-ci étant
maintenant poursuivis et apparemment en fuite car ils ne se sont pas présentés
devant l'autorité judiciaire, ce qui suspend effectivement toute tentative de
recours quant à la reconnaissance de leur union en Cassation ou devant les
instances judiciaires européennes. La légalité de leur union maintenant
clandestine (s'ils vivent encore ensembles) ne pourra donc pas être jugée sans
que ceux-ci reviennent en France pour se défendre des accusations dont ils font
l'objet.
Toutefois, la décision de justice actuelle ne constitue
pas encore une jurisprudence française car unique, puisque la Cour de cassation
ne s'est pas prononcée (l'eut-elle fait dans les mêmes termes que la cour
d'appel, c'eut été grave, car la décision aurait alors retenu le principe de
discrimination acceptable dans certains cas que d'autres lois ont voulu bannir
dans le cas général). À défaut de défense par les époux dont le mariage a été
cassé, il incombera aux parlementaires de se prononcer par un nettoyage de la
loi, dont les contradictions sont manifestes, afin que de telles décisions de
justice ou l'exercice de l'autorité de l'État sur les maires puisse se faire de
façon plus rationnelle et en plein accord avec les principes consitutionnels et
la Charte européenne des droits de l'homme que la France a signée, et sans
laisser placer un doûte constant sur l'interprétation de la loi par un juge ou
un représentant de l'autorité de l'État.
Des organisations reconnues de défense des droits de
l'homme se sont prononcé en faveur d'un tel nettoyage de la loi, selon l'esprit
des principes ayant justifié l'évolution des lois fédérales canadiennes pour
lever les ambiguités et contradictions que cela posait dans les lois
provinciales. L'exemple canadien est retenu en France par exemple par la Ligue
des droits de l'homme, l'une des organisations les plus actives dans ce domaine
et la plus influente, très souvent consultée et citée par les parlementaires
français, et dont les pétitions et campagnes reçoient régulièrement des
centaines de milliers de signatures de soutien.
Sources: Wikipédia
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Les mouvements politiques
favorables au mariage des homosexuels
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Les Verts, écologistes de gauche français, dénoncent
les discriminations dont sont victimes les homosexuels et se sont prononcés,
lors de leur Conseil national interrégional de 2003, en faveur du mariage
homosexuel.
Transformant ces paroles en actes, le maire Vert de la commune
française de Bègles, Noël Mamère, a marié deux hommes le 5 juin 2004, mais en
violant délibérément la loi (s'appuyant sur le fait que le code civil ne réserve
pas explicitement le mariage aux couples hétérosexuels). À cette occasion, la
justice française a clairement affirmé que le mariage civil français était
ouvert uniquement aux couples hétérosexuels (Cf. supra, polémique autour du code
civil). De plus, le maire agit en matière de mariage pour le compte de l'état,
comme un fonctionnaire : il a donc commis un abus de pouvoir et une
désobéissance d'autant plus coupable qu'il avait été prévenu, et il a été puni
comme tel .
Le Parti socialiste est allé un peu plus loin mardi 11 mai
2004 dans sa réflexion en se déclarant favorable à l'ouverture du mariage civil
ainsi qu'à l'adoption par des couples de même sexe. Auparavant, la position du
Parti socialiste était très différente. Il est également à noter que le
programme du Parti Socialiste contient officiellement le droit au mariage et à
l'adoption aux couples homosexuels dans la campagne présidentielle de 2007.
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Le Parti communiste veut inscrire résolument le PACS
dans l’égalité des droits en l'améliorant : reconnaître au PACS les mêmes
droits que le mariage, supprimer tout délai ouvrant à la fiscalité commune,
inscrire véritablement le PACS au cœur de la vie civile (et donc restaurer la
signature du PACS à la Mairie et l’inscrire dans l’état civil), ouvrir l’accès
immédiat à un titre de séjour et à la nationalité française aux contractants
étrangers.
Il veut aussi ouvrir des nouveaux chantiers législatifs :
reconnaître les familles homoparentales, ouvrir l’accès au mariage aux couples
homosexuels au même titre que les couples hétérosexuels qui peuvent désormais
choisir entre trois statuts (le concubinage, le PaCS et le mariage), ouvrir les
procédures d’adoptions aux homosexuels et aux couples pacsés et concubins.
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Alternative libérale propose depuis sa création en
mars 2006 une réforme totale du mariage, laissant plus de flexibilité et de
liberté dans la rédaction du contrat de vie commune. Dans ce contexte, AL
s'est déclaré favorable au mariage homosexuel, le considérant comme une
liberté individuelle fondamentale.
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D’autres hommes et femmes politiques ainsi qu’un
ensemble de plus de 2 000 cosignataires (intellectuels, hommes politiques et
artistes, principalement) d’un texte pour l’égalité des droits (dont celui des
homosexuels à se marier et adopter comme toute autre personne) se sont aussi
déclarés favorables à ces unions. Il faut en ce cas passer par la procédure
normale, qui est le recours au Parlement.
Sources: Wikipédia
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Les mouvements politiques
opposés au mariage des homosexuels
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L'UMP se déclare prête à discuter du problème, poussée
par Gay Lib, mouvement associé à l'UMP. Jean-Luc Roméro, longtemps tête
d'affiche des homosexuels de l'UMP, a toutefois démissionné et créé son propre
courant, « Aujourd’hui autrement », reprochant à l'UMP de ne pas évoluer
suffisamment sur le sujet.
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Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2007, le
président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, s'est prononcé le 1er septembre 2006
contre le mariage civil homosexuel. Il propose une amélioration du volet
financier du PACS
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Sarkozy
et Jospin ont tranché sur le mariage homo: l'un dit non, l'autre
oui
PARIS (AFP) - Huit mois avant l'élection
présidentielle, le patron de l'UMP Nicolas Sarkozy se dit "opposé" au mariage
homosexuel tandis que l'ancien Premier ministre PS Lionel Jospin s'y déclare
finalement "favorable", confirmant un très net clivage droite-gauche sur cette
question.
Le mariage homosexuel, "j'y ai beaucoup réfléchi et j'y
suis opposé, tout comme à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels",
affirme Nicolas Sarkozy, très probable futur candidat présidentiel, dans le
Figaro Magazine, lui qui gardait le silence, jusqu'alors, sur ce
thème.
L'Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans
(Inter-LGBT) a aussitôt déploré que "M. Sarkozy applique la méthode de son
Premier ministre sur le CPE: il décide d'abord, il consulte
après!".
Son porte-parole, Alain Piriou, affirme que "M. Sarkozy
n'a même pas attendu les résultats de la mission de réflexion sur ce thème qu'il
avait confiée" à l'ancien ministre Luc Ferry "qui n'entamera ses auditions que
la semaine prochaine".
Mais la fédération d'associations homosexuelles dit
"chiche" à M. Sarkozy quand il souhaite la création d'"un système qui, sur le
plan fiscal, patrimonial et successoral, garantisse l'égalité entre un couple
hétérosexuel et un couple homosexuel".
"Non au mariage mais oui à un dispositif fiscal" : telle
est la position également approuvée par le ministre de l'Economie Thierry
Breton, sur LCI.
Vendredi, quand un auditeur de France Inter a demandé au
sénateur François Fillon (UMP) la raison de son opposition au mariage
homosexuel, ce proche de M. Sarkozy a répondu : "Nous pensons que le mariage a
une fonction, qu'il est destiné à organiser la vie d'un homme et d'une femme qui
vont avoir des enfants. On ne voit pas très bien quelle est la signification du
mariage en l'absence de la création d'une famille"...
A gauche, le groupe socialiste à l'Assemblée nationale
avait déposé dès le mois de juin deux propositions de loi visant à ouvrir le
mariage aux "personnes de même sexe" et à permettre l'adoption d'enfant par les
couples homosexuels. Deux revendications déjà validées par les Verts, depuis
2001, et le PCF.
Le 26 août, M. Jospin s'est rangé derrière le PS en
disant sobrement : "Le parti a pris une position, en se déclarant favorable au
mariage entre hommes ou femmes et à l'adoption. Cette position est la
mienne".
Longtemps réticente, Ségolène Royal avait affirmé il y a
deux mois sa "volonté de conduire ces réformes".
A l'automne 1998, lorsqu'il dirigeait le gouvernement,
M. Jospin n'avait pas manifesté un grand enthousiasme au moment des débats
parlementaires sur le Pacs. Puis, en mai 2004, sans aucune ambiguïté, il avait
écrit sa conviction : "Le mariage est dans son principe et comme institution
+l'union d'un homme et d'une femme+".
Aujourd'hui, M. Jospin commente ainsi son ralliement au
projet PS : "Ce n'est pas à un individu, fût-il en responsabilité, de projeter
sa sensibilité sur des débats de cette nature".
vendredi 1 septembre 2006, 13h45 Par Laurence
BOUTREUX
Sources: Yahoo France actualités
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CODE
CIVIL Article 75
(Loi du 10 juillet 1850))
(Loi du 9 août 1919))
(Loi du 15 décembre 1929))
(Loi du 2 février 1933))
(Loi du 22 septembre 1942))
(Ordonnance nº 58-779 du 23 août 1958 art. 2
Journal Officiel du 30 août 1958)
(Ordonnance nº 59-71 du 7 janvier 1959 art. 1
Journal Officiel du 8 janvier 1959)
(Loi nº 63-758 du 30 juillet 1963 Journal
Officiel du 31 juillet 1963)
(Loi nº 66-359 du 9 juin 1966 Journal Officiel
du 10 juin 1966)
(Loi nº 2002-305 du 4 mars 2002 art. 10 III 2º
Journal Officiel du 5 mars 2002)
Le jour désigné par les parties, après le
délai de publication, l'officier de l'état civil, à la mairie, en présence d'au
moins deux témoins, ou de quatre au plus, parents ou non des parties, fera
lecture aux futurs époux des articles 212, 213 (alinéas 1er et 2), 214 (alinéa
1er) et 215 (alinéa 1er) du présent code. Il sera également fait lecture de
l'article 371-1. Toutefois, en cas d'empêchement grave, le
procureur de la République du lieu du mariage pourra requérir l'officier de
l'état civil de se transporter au domicile ou à la résidence de l'une des
parties pour célébrer le mariage. En cas de péril imminent de mort de l'un des
futurs époux, l'officier de l'état civil pourra s'y transporter avant toute
réquisition ou autorisation du procureur de la République, auquel il devra
ensuite, dans le plus bref délai, faire part de la nécessité de cette
célébration hors de la maison commune. Mention en sera faite
dans l'acte de mariage. L'officier de l'état civil interpellera
les futurs époux, et, s'ils sont mineurs, leurs ascendants présents à la
célébration et autorisant le mariage, d'avoir à déclarer s'il a été fait un
contrat de mariage et, dans le cas de l'affirmative, la date de ce contrat,
ainsi que les nom et lieu de résidence du notaire qui l'aura
reçu. Si les pièces produites par l'un des futurs époux ne
concordent point entre elles quant aux prénoms ou quant à l'orthographe des
noms, il interpellera celui qu'elles concernent, et s'il est mineur, ses plus
proches ascendants présents à la célébration, d'avoir à déclarer que le défaut
de concordance résulte d'une omission ou d'une erreur. Il
recevra de chaque partie, l'une après l'autre, la déclaration qu'elles veulent
se prendre pour mari et femme : il prononcera, au nom de la loi, qu'elles sont
unies par le mariage, et il en dressera acte sur-le-champ.
Sources: Legifrance
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Encore plus d'infos sur le site lgbth.com
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